Ma vie d’avant: la banque. (1)

Avant, je travaillais dans une banque. Pourquoi la banque ? La vocation ! Nan, je déconne.

En fait, avant j’habitais à Paris, je suis tombée amoureuse et j’ai tout quitté pour le retrouver. Me voilà donc dans une ville nouvelle sans amis à moi, sans famille et sans travail. J’avais une petite expérience dans le domaine de l’assurance-vie en petit boulot d’étudiante, du coup je cherche dans ce domaine. Je suis tombée sur une annonce de téléconseillère pour une banque. Puis on me propose une poste au guichet et enfin un poste de conseillère.

Franchement, j’aimais bien mon travail. En plus, au début, j’ai eu des boss particulièrement sympas. A la fin, un peu moins.
Je vais vous raconter quelques anecdotes.

En tant que téléconseillère:

  • Moi:  » Banque machin truc, Des idées d’IDE, bonjour! »
    Cliente avec petite voix de mamie: « Oui, bonjour, je voudrais parler à mon chat. »
    Moi:  » Pardon ? »
    Cliente: « Je voudrais parler à mon chat. »
    Moi: « ….. » (que dire ? Miaou ?)
    Cliente: « Allo ? »
    Moi: « Restez en ligne, je vous prie » à ma collègue d’à coté:  » Il y a une dame qui me demande son chat et qui insiste. »
    Ma collègue: « Non, c’est Montchat, un quartier à Lyon. Elle veut l’agence du quartier Montchat. »  Désolée, je ne suis allée que 3 fois à Lyon dans toute ma vie.
  • « Bonjour,  j’ai fait la somme de toutes mes mensualités de prêt et le montant que je rembourse est bien supérieur au montant que j’ai emprunté, pouvez vous m’expliquer? »
    « Avez vous un prêt à taux zéro ? »
    « Non. »
    « …. »
    « …. »
    « En fait, la différence correspond au montant des intérêts, monsieur. » Cri d’effroi. Consultation de la fiche client, donc il est ingénieur ce monsieur….
  • J’ai eu deux fois ce que je pensais être une blague mais en fait, non: « On m’a piraté mon compte, et je vois que ça arrive presque tout les 3 mois, il y a un certain Aggio qui fait des virements depuis mon compte. »
  • Vous ne me connaissez pas mais je peux vous assurer que j’ai un langage très châtié, j’articule bien quand je suis au téléphone, je mets de la douceur dans le ton de ma voix et je n’ai aucun accent. Après un appel d’un client, celui ci termine par :  » De toute façon, j’entends bien quand vous parlez que je ne suis pas en France. » « Non, monsieur, vous êtes dans telle ville. »  » Vous ne me la faites pas, vous êtes où ? En Inde ? Tunisie ? Maroc ? » Je vous promets que je n’ai aucun accent (encore que, à l’époque, au téléphone j’avais une petite tendance patate chaude de Neuilly) mais impossible pour lui de croire que je pouvais être en France. Dans l’absolu, je m’en fous qu’il pense que je suis à l’étranger mais ce qui m’a fait halluciner c’est qu’il en soit persuadé. Comme quoi on entend ce que l’on a envie d’entendre !

Au guichet:

  • J’ai le souvenir d’un client que l’on connaissait bien qui rentre au guichet en passant par le sas de sécurité. Il vient à mon guichet et me dit:  » Eh bien votre sas, il ne marche pas bien très bien » et sort un pistolet de son sac et me le pose devant moi. Angoisse! Heureusement, mon collègue expérimenté est venu à la rescousse.
  • Il y a ce monsieur, la trentaine, qui venait régulièrement faire des retraits. Un SDF qui vivait dans la rue. J’étais la seule à lui serrer la main. Il me la tendait, elle était sale mais je ne me voyais pas ne pas lui serrer. Du coup, il attendait toujours mon guichet. On se parlait un peu. Un jour, il avait la voix enrouée. Il m’a dit qu’en fait ça faisait 4 jours qu’il n’avait pas du tout parlé. Moi qui suis une grande bavarde, ça m’avait choquée. Mais le grand choc a été le jour où il m’a tendu une pièce d’identité pour que je puisse la faxer à son agence. J’ai vu sa photo. Il était très beau. Cette photo datait d’il y a 5 avant et en face de moi, là, j’avais un homme avec la peau ravagée. Il a dû prendre 20 ans physiquement en l’espace de 5 ans. J’ai compris les ravages de la rue. Au guichet, j’ai  été surprise de voir autant de jeunes SDF. Pas forcément dans la rue mais une semaine par ci par là..
  • Mon coté grinçant: J’avais un collègue que je n’appréciais pas trop. Il courrait dans tout les sens. Il faisait des allers-retours pour rien, avait l’air débordé même quand il n’y avait rien à faire. Un jour, on reçoit des fournitures qui sont protégées dans le carton par des grosses bulle d’air que je vais lui déposer sur son bureau. Il me regarde circonspect.  » Tiens, c’est ton air à brasser! »

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A suivre, mes anecdotes en tant que conseillère…..

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2 commentaires pour Ma vie d’avant: la banque. (1)

  1. Laelle dit :

    Pas compris la blague du dernier paragraphe ?

  2. Choufleur dit :

    hi hi merci pour ce 1/4 d’heure de fou-rire, comme quoi on peut rire partout même dans un endroit sérieux comme une banque . Le coup du pirate Aggio je m’en remets pas !

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