Lui donner une ficelle …

A Noël, on fait le tour des familles. Bien souvent à la fin du repas, on fait le tour des photos. Là, les enfants découvrent, avec un air dubitatif quand même, que leurs parents ont été des enfants, et même des bébés.

Mes enfants sont allés rendre visite à leur famille paternelle et ont  pu découvrir les photos.

Mon grand: « Et lui, c’est qui ? »
Sa mamie: « Lui, c’est le mari de mamie, mais il est au ciel maintenant. »

J’avais abordé le sujet avec le grand mais pas encore avec le petit. Du coup, le petit a plusieurs fois évoqué l’idée auprès de son papa d’envoyer une ficelle au mari de mamie pour qu’il puisse descendre avant qu’il ne tombe ou qu’il prenne froid.

Quand le papa m’en parle, je tente immédiatement de baragouiner deux ou trois mots maladroits à mon grand et là le papa me précise que non, c’est le petit qui est intrigué par cette histoire de gens dans le ciel. Il dort. Mes enfants passant le week end chez le papa, je décide de chercher des livres et des façon de parler aux enfants de la mort, sachant que j’ai un grand qui est très angoissé.

Je suis tombée sur un livre qui parle d’un sommeil sans fin. Je ne me vois pas lui aborder ce sujet comme ça et lui dire ensuite: « Allez, au dodo ! »

product_9782070575732_244x0J’ai pris le Dolto sur le sujet. La seule page qui me chagrine c’est une page qui dit: « On supporte mal d’apprendre que ceux que nous aimons peuvent mourir brusquement.. » avec en illustration une moto accidentée, papa ayant une moto. Je n’ai pas envie que cela devienne anxiogène pour mon grand. Mais peut être devrais-je arrêter de le surprotéger ?

imagesJ’ai entendu parler du livre « L’étoile de pépé » de Virginie Bourneuf mais je ne l’ai pas vu dans ma librairie et vais sans doute le commander par internet. D’ailleurs, parmi ceux qui me suivent, il y a une personne qui porte le même nom que l’auteur. Hasard?

Je suis preneuse de conseils pour aborder la mort avec les enfants.

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9 commentaires pour Lui donner une ficelle …

  1. Farashatun dit :

    Ils ont quel âge tes enfants ? Mon fils est aussi de nature angoissé, la première fois qu’il a pris conscience de la mort, c’était vers 4 ans, ça le travaillait depuis quelques temps, il.posait des tas de questions et un soir il m’a fait une crise d’angoisse en me disant qu’il voulait pas que je meure etc.. Difficile de le rassurer (le sujet m’angoisse aussi et je déteste aborder ces questions avec lui), mais bon je suis croyante, donc c’est plus facile de donner une « bonne image » d’après la mort en parlant de paradis, donc j’ai axé sur toutes les bonnes choses qui nous attendent dans cette endroit. Il m’a posé des tas de questions après, dont « à quel âge on meurt » et je lui ai expliqué qu’on mourrait vieux, mais sans lui cacher que de temps en temps des gens mourraient par maladie et accident. J’avais commencé aussi à lui lire des livres sur le sujet (empruntés à la bibliothèque), mais j’ai vite arrêté, je les trouvais trop angoissant (même pour moi lol). Aprês cette période d’angoisse, il m’a posé encore pleins de questions, mais du genre « on peut mourir avec le ventre qui explose à l’intérieur », moi « euh non c’est plutôt rare » et lui en rigolant « rhhooooo dommage ça doit être trop bien » et là il.commence à faire des bruits d’explosion et à faire le mort. J’avoue j’ai été choqué au début lol, mais après je me suis dit que c’était juste la preuve qu’il avait assimilé la mort comme étant « naturel » et qu’il pouvait en jouer.
    Et il y a 3 mois, mon grand père est décédé, mon fils a 6 ans et je ne savais pas comment lui annoncer, j’ai été très lâche sur ce coup, c’est ma mère qui lui a dit. Il a du coup reposé beaucoup de questions mais plus concrètes. Encore un cap à passer, mais très difficile pour moi. Mon fils n’était pas proche de son arrière grand père, il,parlait donc de sa mort sans aucun affect (cela aurait pu être le voisin) et cela m’a beaucoup peiné. Il n’a pas été à l’enterrement, mais ma mère l’a emmené au cimetière sans me prévenir (j’étais pas contente car après il a angoissé sur le corps qu’on enterrait et n’a pas compris comment on pouvait être sous terre et au paradis en même temps). Voilà pour mon expérience, c’est un sujet pas facile à aborder, mais je pense que faut essayer d’être le plus juste possible dans les explications. Après difficile de donner des conseils sur ce qu’il convient de dire ou non, on fait ce qu’on peut selon ses propres angoisses, croyance etc.. . Après c’est sûr moi je ne parlerais jamais d’un long sommeil, car le propre de la mort c’est que c’est irréversible.
    Sinon moi j’appréhende l’étape suivante quand l’enfant prend conscience de sa propre mort (vers 7 ans).
    Je n’ai pas de livres pour enfants à te conseiller, mais un livre pour les parents (enfin moi je l’avais acheté pour mon travail, étant confrontée à des enfants malades, voir en fin de vie) : « la mort pour de faux et la mort pour de vrai » de Dana Castro (albin michel).
    Désolée pour le roman ! Bon courage avec tes petits bouts !

    • Merci pour ta réponse ! Ils ont presque 3 ans et 4.5 ans. Je vais essayer de répondre à leurs questions sans trop anticiper sur des questions qu’ils n’ont pas encore !

  2. mimite dit :

    Chez nous la mort a été abordée pour prévenir mes petits (16 mois et 3 ans à l’époque) que mon grd-père était en fin de vie. On a pu éviter le côté brusque de la chose, en expliquant qu’il était très malade et très âgé. Et le jour J, on leur a simplement dit que le pépé était mort, comme parti dans les étoiles, qu’on ne pourrait plus le voir ni l’entendre, mais qu’on pouvait toujours lui parler dans notre coeur et qu’il veillait maintenant sur nous. Ils (enfin surtout le grand à ce moment-là) ont bien compris, et depuis ils abordent le sujet régulièrement, sans tabou.
    Bien sur, il y a eu le moment de lucidité où mon grand m’a demandé si moi aussi j’allais mourir, et lui aussi ? Donc je lui ai expliqué que oui, que c’est la vie, on meurt tous un jour, des fois c’est des bébés, des fois des mamans ou des papas, qu’il y a des accidents et des maladies graves (vu que le grand est épileptique, il a fallu nuancer les grades de maladie, pas qu’il flippe à cause de sa « petite maladie dans la tête » !), mais que j’espérais qu’on mourrait très très très vieux.
    Pour l’instant on n’a pas abordé le sujet du point de vue religieux, trop abstrait encore pour des loulous de 3 et 5 ans maintenant ^^

    Pas de références littéraires à te donner… suis persuadée qu’en parlant avec des mots qu’ils comprennent, mais sans bêtifier le sujet, ça fonctionne tout aussi bien 🙂 Ca nous met face à nos doutes et nos craintes, mais autant en parler ouvertement et avec son coeur 😉

  3. Babeth dit :

    J’ai acheté ce livre à ma fille quand mon père est mort. Et puis on a parlé, beaucoup. C’est pas facile à aborder mais je crois que les parents ont plus peur que les enfants. Ma fille a vu son papi sur son lit de mort. Certains me l’ont reproché. D’un autre côté, elle posait tellement de questions, elle faisait tellement de cauchemards sur les cadavres, que j’ai préféré lui montrer son papi tout calme et reposé, bien habillé pour l’enterrement, plutôt que de laisser son imagination lui faire peur.

  4. Laelle dit :

    Avec les enfants, pour aborder la mort de manière pas angoissante, il faut toi-même que cela ne t’angoisse pas. L’explication du « monter au ciel » est une mauvaise explication à donner aux enfants qui ne la comprennent de toute façon jamais.

    Pourquoi ne pas parler de la mort comme d’un cycle naturel de la vie, que tout le monde sur terre meurt un jour, bien souvent quand on est très très vieux. Pourquoi ne pas utiliser l’exemple de la feuille : d’abord bourgeon au sortir de l’hiver, elle se transforme peu à peu en feuille, grandit au fil du printemps, devient grande et s’épanouit tout l’été, fane à l’automne et finalement meurt et tombe.

    C’est important de parler de la mort au quotidien, on y est tous confronté un jour (animal de compagnie, grands-parents etc)

    Pour savoir comment parler à ses enfants, c’est important de comprendre comment un enfant vit la mort :
    – il pense que la mort est contagieuse
    – il pense que la personne n’est pas vraiment morte et peut revenir (dessins-animés où les morts ne sont pas vraiment morts et reviennent, jeux vidéos où l’on a plusieurs vie…)
    – attention aux « il s’est endormi », l’enfant aura peur d’aller dormir car aura peur de mourir à son tour
    (et j’en oublie sûrement)

    Je te recommande la lecture de ce livre
    http://www.lespritdutemps.com/page/index.php?prod=69

    Il y a aussi le très bon site de Sparadrap et sa rubrique dédiée
    http://www.sparadrap.org/Parents/Conseils-sur-la-sante-de-mon-enfant/Conseils-de-lecture/Livres-sur-la-mort-d-un-enfant/Livres-pour-aider-les-parents-a-parler-de-la-mort-et-du-deuil-avec-leur-enfant
    tu peux notamment commander les yeux fermés ce livre qu’ils recommandent « La mort » de
    Michel Hanus. Acheter du Michel Hanus, c’est toujours une valeur sûre…

  5. laelle dit :

    Bon j’avais laissé un grand commentaire sur le sujet, je suis bien déçue qu’il ait disparu…

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