Repeat after me…

Avec la réforme des études en soins infirmiers, on a des cours d’anglais.

Moi j’adore l’anglais. J’hésitais d’ailleurs pendant un moment en seconde à partir en L pour faire ensuite des études littéraires en anglais ou espagnol (ou les deux).

Pour les cours d’anglais tous les IFSI ne sont pas égaux. J’avoue que moi, j’ai la chance d’avoir un prof d’anglais que j’aime bien. Il est assez sympathique et surtout ne nous apprend pas un anglais littéraire mais nous apprend à nous faire comprendre et nous donne le vocabulaire des soins infirmiers (et dans d’autres registres aussi, à titre d’exemple: Bitch, je l’aurais traduit par  » salope » il y a encore un an. Non, en fait, c’est chienne littéralement la femelle du chien. C’est important de le savoir, non ?)

Concrètement, comment ça se passe pour la notation? Au S1 et S2, on a nos ECTS (crédits universitaires) par simple participation active. 2 ECTS par semestre. Peu importe l’accent le vocabulaire et la grammaire. Au S3, on a une évaluation d’une heure, devoir sur table,  avec des traductions de vocabulaire et petites phrases. 2 ECTS. Au S4, traduction écrite ou orale d’un article professionnel. 1 ECTS. S5,  présentation d’un article en anglais, 2ECTS et S6 rédaction de l’abstract du TFE en anglais, 1ECTS.Ainsi, moi qui suis au S3, je vais avoir 2 ECTS à valider en anglais. La pharmaco, mon obsession du semestre,  ce sera 1 ECTS.

Quelle est l’utilité de l’anglais en soins infirmiers ? Beaucoup de personnes se posent la question. Imaginez-vous un instant hospitalisé(e)s à l’étranger avec personne qui ne vous adresse la parole parce que ne parle pas une langue en commun avec vous. On vous soigne sans vous dire ce que vous avez et ce que l’on vous donne en traitement. J’ai le souvenir d’une amie anglophone dont le compagnon français avait été hospitalisé en urgences. Elle est restée 5 heures dans la salle d’attente sans que personne ne lui donne de nouvelles de son conjoint car personne ne parlait anglais. Il a fallu qu’un ami parlant anglais et français vienne faire la traduction pour avoir des nouvelles.

Par contre, une de mes amies qui est japonaises a eu la surprise quand sa fille a été aux urgences  de tomber sur un pédiatre français parlant japonais. Ça, c’est la classe !

Je ne sais pas comment ça se passe dans les autres IFSI mais dans la promo, il y a des personnes qui ne parlent pas un mot d’anglais. On n’a pas tous le même âge et certains n’ont pas eu de cours d’anglais. Je reste un peu surprise que des plus jeunes soient vraiment bloqués par l’anglais. Il y a un problème d’apprentissage des langues dans l’Éducation Nationale.. Bref pour ceux qui ne parlent pas un mot d’anglais, l’apprentissage est progressif et heureusement, notre IFSI a changé de méthode pour notre promo et a fait le choix du prof d’anglais plutôt que le e-learning comme les deux promo avant nous.

Take care !

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13 commentaires pour Repeat after me…

  1. Farashatun dit :

    Je confirme, parler anglais (dans mon cas ça serait plutôt baragouiner lol) est un minimum dans notre métier, car ça sert beaucoup. Et quand on a affaire à des patients qui ne parlent ni français ni anglais, la prise en charge est très très difficile ! En tout cas la méthode de ton IFSI a l’air chouette, je te raconte pas il y a 16 ans, j’avais seulement 1h d’anglais par semaine (et non obligatoire !) et en plus de l’anglais littéraire, pas médical lol. bon week end

  2. J’ai eu plusieurs fois recours à l’anglais à l’hosto et je ne sais vraiment pas comment j’aurai fait si je ne parlais pas cette langue.

  3. J’ai plusieurs fois eu recours à l’anglais à l’hosto, je ne sais pas comment j’aurai fait si je ne parlais pas cette langue.

  4. Louise dit :

    Ici c’est e-learning. C’est pas mal mais comme cela se rajoute à toutes les heures de cours, j’avoue ne pas en faire assez régulièrement. C’est pénible que ce ne soit pas intégré en cours, d’autant plus que ceux qui ont des difficultés, y passent trop de temps, pour finalement ne pas apprendre grand chose (recommencer, noter les solutions …). On ne va pas rigoler l’année prochaine lorsqu’il nous faudra rendre un devoir sur table.
    Je ne doute pas de l’intérêt de savoir parler anglais mais la manière m’énerve (mais tout m’énerve là, je suis un peu débordée et les partiels approchent).

  5. Lindsay dit :

    J’adore l’anglais, mais je fais partie de ces personnes qui ont du mal avec les langues étrangères :S Je pense que mes problèmes d’audition qui m’empêchent d’entendre correctement les mots prononcés dans d’autres langues joue pas mal. Mais je n’abandonne pas. Je regarde des séries en VOSTFR, et des sériés asiatique en VO sous titré anglais. ^^ (ça m’a déjà un peu aidé).

    De plus, je rêve de faire un stage (ou même d’habiter et travailler) en Angleterre et de faire ce stage humanitaire en Chine en troisième année, mais pour cela, il faut maîtriser l’anglais…

  6. Yannick - IDE (de la réforme :p) dit :

    e-learning pour mon (ancien :D) IFSI… Quelle angoisse. Je m’en suis sorti parce que je parlais anglais avant, mais celles qui ne parlaient pas anglais ont fait rattrapage sur rattrapage… Le e-learning aurait du permettre des cours (et des évals) par niveau.

  7. Montetino dit :

    La grande difficulté avec l’anglais, c’est que pour le maîtriser assez pour l’utiliser, il faut y consacrer beaucoup de temps et d’énergie, aux dépends d’autres apprentissages. Et sa seule utilité dans cette profession, c’est la relation aux malades… qui ont les mêmes difficultés. Seule une élite se débrouille assez bien pour échanger des informations dans cette langue, donc parler anglais revient à accepter deux niveaux d’accueil des malades étrangers et de leur famille. Ce choix du tout anglais est un grand obstacle à la communication. François GRIN, économiste à l’université de Genève, présente en 2005 à la demande du Haut conseil de l’école française un rapport sur L’enseignement des langues comme politique publique . Il a étudié le scénario du plurilinguisme, celui du tout anglais et celui de l’espéranto et a conclut que la meilleure stratégie parmi celles étudiées sur le long terme pour l’enseignement des langues comme politique publique consiste à privilégier l’espéranto.

    Le rapport GRIN : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054000678-l-enseignement-des-langues-etrangeres-comme-politique-publique

    Un site international pour apprendre l’espéranto : http://fr.lernu.net/
    Et merci pour votre blog, qui permet à des personnes n’ayant rien à voir avec votre profession de comprendre un peu mieux où en est la formation des infirmières (féminin-neutre).

    • J’ai l’impression que l’espéranto reprend du poil de la bête ! autour de moi j’en entend beaucoup parlé ces derniers temps. J’irai voir les liens que tu as mis.

  8. gélule dit :

    e-learning ici pour nous…
    Je plains du fond du cœur ceux pour qui l’anglais n’est qu’un souvenir un peu brumeux…

  9. kerry dit :

    je suis prof d’anglais dans une IFSI. Je galère pour aider mes stagiaires en semestre 6… il y a que 4 heures…. vos profs ont fait quoi pour vous aidez réussir ?

    • Rien ! Juste nous inviter à etre solidaire entre nous. Le prof d’anglais nous a donné son adresse mail si l’on veut lui présenter. Il nous a aussi donné le nom d’un bar où les étudiants erasmus sont très présents en nous disant qu’en échange d’une pinte on pouvait potentiellement avoir un abstract…

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